Partie frileuse… revenue gaillarde #4

Après la visite de la truffière c’est à la chocolaterie Lamy que nous avons été accueilli. Là on ne transforme que le roi des chocolats : le chocolat Valrhona. Ce chocolat que chaque jour j’expédie en France pour le plus grand plaisir de mes clients gourmets.

C’était finalement une drôle d’impression que de voir ce produit si familier dans ce contexte si pro qui est pourtant le sien. Après les explications sur la transformation de la cabosse en chocolat, nous avons pu bénéficier d’une agréable dégustation. Je ne suis pas encore revenue de ce merveilleux bonbon de chocolat fourré d’une crème à l’huile d’olive !

Cette belle journée s’est conclue par un diner au restaurant la Truffe noire. Je suis hélas passée un peu à côté mon estomac commençant sérieusement à me menacer si je continuais à refuser de l’écouter. Mais mon charmant voisin de table s’est fait un plaisir de déguster une double ration de brouillade à la truffe.

Le lendemain après un petit déjeuner extrêmement sommaire (cuisine gaillarde oblige), c’est un cours de cuisine avec les cook’in coujou auquel nous avons assisté.
On a un instant cru que les 3 chefs s’étaient échappés du terrain de rugby de Brive-la-gaillarde, mais non, ils étaient bien là pour nous faire découvrir la cuisine gaillarde. Sous leurs airs de ne pas y toucher, ces gars là sont de super pro qui nous accueillis avec beaucoup de gentillesse et ont su immédiatement créer une ambiance conviviale. J’ai assisté à plusieurs cours de cuisine et j’avoue que j’ai un faible pour ces gaillards. La cuisine à l’image du terroir a été une fois de plus généreuse.

Et Authentique. C’est le mot que j’ai eu à l’esprit après que l’on m’ait demandé un qualificatif pour Brive.

Authentique pour le terroir, le marché, les gens.
J’espère que cette balade en ma compagnie vous a permis de voyager. Peut être que comme moi, à la lecture de ces notes, votre avis sur Brive-la-gaillarde ne se résume plus simplement à une chanson ou a une ville de rugby. Peut être que comme moi, vous aurez envie de vous perdre dans ces ruelles pavées et que vous vous direz “ben mes gaillards, y a un paquet de chose à faire à Brive-la-Gaillarde !”

***

Toutes les activités que je vous ai décrites sont accessibles à n’importe quel touriste. Il vous suffit de vous rendre sur le site de l’office du tourisme pour en connaitre les détails.
Je voulais remercier :

Stéphane Canarias et Clémentine Fréchinos pour leur accueil et pour m’avoir accordé leur confiance. Brive peut se vanter d’avoir un OT vraiment très dynamique.
Khlauda qui a été notre nounou durant ce séjour et qui a rendu possible cette opération pour moi.
Merci à tous ceux qui par leur accueil, leur gentillesse et leur générosité ont contribué à rendre ce séjour inoubliable.

Brive, je reviendrai c’est sûr.

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 Partie frileuse… revenue gaillarde ! #3

Après notre virée au marché de Brive, nous avons visité la Distillerie Denoix.
Je crois que tous mes lecteurs assidus savent que je ne bois pas d’alcool. Et bien figurez vous que lors de la visite de la distillerie, j’ai bu de la liqueur Suprême de Noix, et que j’ai trouvé ça carrément délicieux. A la base, je suis quand même une bonne cliente, j’adore la noix. Mais j’ai été épaté par la douceur de cette liqueur. Au cours de la visite, Madame Denoix, (un nom pareil n’était-il pas prédestiné ?) nous a accueilli avec beaucoup de gentillesse et nous a fait partager l’héritage de sa famille, nous expliquant, nous faisant humer, répondant à nos questions et nous offrant une bien agréable dégustation.

Après, cette étonnante découverte, nous filons déjeuner chez Francis. Francis c’est l’Institution gourmande de Brive-la-Gaillarde. Une cuisine authentique, de saison. Un chef qui fait encore ses courses le matin sur son formidable vélo. Un restaurant couvert de dédicaces de personnalités ! Jetez un oeil sur le site, à la rubrique Galerie pour lire tous les graphitis des convives célèbres de Francis. Du côté de la table, si tout était extra, je n’oublierai pas les frites, véritables mastodontes !
Merci à l’épouse charmante et efficace du chef pour les meringues, gentiment emballées dans le papier alu. Comme promis, elles ont réjouie mes Brindilles et le petit Prince. Après Francis, nous avons filé en voiture découvrir la truffière expérimentale de Charrier-Ferrière.
Bien sûr cela s’est avérée passionnant, nos hôtes n’étant pas avares de détails. Dans une truffière expérimentale, on s’attache à analyser de façon scientifique les conditions les plus favorables au condition de développement du diamant noir. J’ai la chance chaque année, de rendre visite à des amis qui ont des terres truffières. Même s’il ne s’agit pas de la mélano (je crâne un peu, ouais, bon… la tuber melanosporum ndlr), la façon de procéder est la même. Le chien, encouragé et récompensé par quelques friandises, est dressé pour reconnaitre le parfum de la truffe. C’est ainsi que contrairement à ce que l’on pense, on découvre que la truffe aime le soleil et pousse dans des endroits dégagés. Donc ne vous acharnez plus à la chercher dans les feuillages ou à l’ombre de chênes géants ! On apprend aussi que dans le monde végétal (comestible) la truffe est celle qui est l’aliment le plus riche en protéines et qu’elle aurait des vertus aphrodisiaques ! Parole d’ingénieur de l’INRA !
Le saviez vous ? Les truffes qui ne sont pas ramassées sont perdues à tout jamais… Mais l’année d’après la truffe repousse bien sûr ! On estime à 20% le nombre de truffe qui ne seraient pas trouvées et donc ramassées chaque année en France… Un trésor caché sous la terre, non ?
Conseils de conservation : elle se congèle très bien. Portionnez là pour ne sortir que ce dont vous avez besoin à chaque utilisation. Sinon, ne la mettez qu’au dernier moment dans vos plats pour préserver son exceptionnel parfum que la chaleur altère.

Le truc à tester absolument ? Une tranche de pain grillée, avec de fines lamelles de truffes, un filet d’huile d’olive et de la fleur de sel. Sans commentaires.

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Un petit mot pour donner un grand coup de pouce à un nouveau magazine. Nouveau pas tout à fait quand même puisqu’il s’agit du numéro 4 !

10 de mes recettes de saison sont dans le magazine. J’espère que cela vous plaira !

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 Rappel ! Nos meilleures recettes légères : les soupes !

Dernière semaine, dernière ligne droite pour tenter de gagner un bon d’achat sur cook-shop de 50€ !!!

Pour en savoir plus c’est ici Le jeu est ouvert aux blogueuses ET aux lecteurs !

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 Partie frileuse… revenue gaillarde ! #2

Nous voici donc à Brive-La-Gaillarde. Accueillis au château de Lacan, je dors dans les draps de la belle Adriana, si si ! Finalement qu’on fasse 1m80 ou 1m50, allongés, on est tous égaux pas vrai ?

On ne peut pas parler de Brive-la-gaillarde sans évoquer son marché, immortalisé en chanson par Brassens. Le lendemain de notre arrivée, en compagnie de mes comparses blogueuses Anne et Joëlle, direction le célèbre marché pour ma plus grande joie.

Vous savez ce qui m’a le plus fait plaisir ? Je n’ai pas vu une seule tomate. Sur le marché de mon Sud, j’ai des tomates du 1er janvier au 31 décembre, des légumes hors de prix, des fraises en février, puis finalement un choix réduit et une qualité pas meilleure qu’en grande surface.
Là… La claque et le rêve. Le vrai marché existe encore. La première partie avec les nippes et autres charentaises, puis la halle “Georges Brassens” qui est occupé par le “gras” et la dernière partie pour les maraichers. Je zappe les charentaises.

Le gras… des canards en veux tu en voilà, des truffes qui font un trou au porte-monnaie (mais on est là pour ça pas vrai ?), des fromages délicieusement crado (qu’on se le dise j’aime les fromages crado), des foies gras… Arf même à 10 heures du mat’, même pas peur.

Dehors, la mamie avec sa petite production et son petit réchaud, des fleurs, des chèvres cabecou et rocamadour notamment (et oui c’est le cœur de la production !), les volailles à griller, le lapinou à caresser. Un temple de gourmandise pour tous gastronomes qui se respectent. Ce marché là valait bien une chanson, même si j’ai longtemps cherché les gaillardes ouvrant leur corsage dilaté (n’est ce pas Stéphane ?).

Mieux qu’un long discours, une balade en images !

Le truc à tester absolument ?

Les figues sèches fourrées au foie gras. Je vous assure c’est ma prochaine recette en la matière !

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