Comment avoir l’addition amère…

Je me suis quand même tâtée avant de publier cet article ne voulant pas porter préjudice aux professionnels de la restauration et ayant suffisamment d’humilité de par mon statut de simple cuisinière mère de famille pour ne pas juger à la légère. Mais quelques encouragements sur twitter m’ont convaincu de vous raconter notre (très) « chère » expérience belge…
J’ai eu la chance d’être invité le week end dernier à Bruxelles. Je reviendrais plus longuement là dessus.
Quand nous partons comme cela, mon chéri et moi aimons bien nous faire de bonnes voire de « grandes » tables. Armée de ma recherche internet, je sélectionne parmi les deux doubles étoilés Michelin l’heureux élu.

Je me réjouie à l’avance, car avec deux étoiles, je sais que je vais passer une bonne soirée. La concierge de l’hôtel où nous logeons et même le taxi nous confirme que c’est un excellent choix.

Le restaurant est désert, enfin nous sommes 8 en tout est pour tout, soit 3 tables (ça en général c’est pas bon signe pour un vendredi soir).

Le décor est soigné et le personnel zélé. Nous choisissons le menu découverte (5 plats) avec le vin pour Monsieur.

Arrivent les mises en bouches

amuses-bouches

de g à d

Croustillant de rouget, vinaigrette balsamique citron : honnête, cuisson impec, mais sans surprises
Brochette de pata negra fond de veau au soja : la viande est dure, le fond trop sucré
Roulé de saumon sauce au raifort : je cherche encore le raifort et l’originalité du roulé de saumon…

Le plat 1 : l’entrée

plat-1

(1000 excuses j’ai attaqué avant la photo, la quenelle est un peu endommagée)
Fond d’artichaut garni de king crabe, sorbet tomate, sauce citron aneth : l’artichaut est dur, le crabe me fait penser à du crabe mayo de la cantoche, un peu sec, le sorbet est en réalité une crème glacé mais a une saveur sympa (ouf)

Là je commence à me demander si je me suis pas gourée de trottoir. Monsieur semble content de son premier verre de vin blanc mais partage mon avis sur la cuisine. Le fou rire commence à nous prendre.

Plat 2 : le poisson

plat-2

Viennoise de turbot, corail de homard, fleur de courgettes, mange tout, sabayon moutarde (ha oui et aussi le mini fenouil)

Bon là je vais être dure : le poisson m’a fait l’effet d’un poisson panée de cantine avec le beurre (beaucoup) en plus. J’ai viré la panure. le poisson est cuit correctement. Le sabayon parle de lui même bien… comment dirais je…. bien… nourrissant ! Et un truc fabuleux, le sabayon n’a pas le goût de la moutarde ! Trop fort le chef… les mange-tout sont cuits à la perfection (ouf) la fleur de courgette est délicieusement (re-ouf) garnie d’un soufflé au beeuuuuurre (moins ouf mais pouf). Le fenouil… heu…

Là mon cher et tendre et moi ne finissons pas nos assiettes, refusons de « reprendre » de la sauce gentiment proposé et commençons à rigoler nerveusement.

plat 3 : le consommé

bouillon

Bon en fait j’ai pas compris si c’était un plat ou juste un bouillon servi comme ça entre deux plats…

Bon en fait c’est : un consommé de bœuf, avec du jambon de Parme et de microscopiques billes de melon : c’est servi glacé et franchement c’est reparti comme c’est venu. On n’a pas mangé. Le bouillon vraiment était sans intérêt, les billes de jambon en trop petites quantités pour créer un contraste… Grosse déception.

Là on sait que c’est foutu on vient de fiche en l’air un autre restau que nous aurions pu nous faire avec un tel budget. Nous sommes arrivés à 21 heures il est 21 h 45 normalement à ce rythme à 22h30 on est couché…

Plat 4 : la viande

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Agneau en croute avec une feuille d’épinard, farcis aux girolles, chicons farcis micro gratin de pomme de terre et courge : la viande est bonne et la croute pas « mouillée ». Le chicon est pas mal. Le gratin sans intérêt. Dans le coin, il y a une tomate juste mondée, je pige pas ce qu’elle fout là. La sauce je n’ai toujours pas compris à quoi elle était mais je n’en ai pas repris… Entre temps, chéri a un son verre de rouge auquel mon amour trouve un goût « flatteur » de cave à vin et qu’il ne boira pas…

Plat 5 : les desserts

Attention c’est du lourd là… D’une originalité folle, un truc de folie, qui va réveiller le chef qui est en vous.

ça va vous donner des complexes, Ferran Adria en a des suées folles. ça vaut du 4 que dis-je du 10 étoiles Michelin….

Tatan…

vous voulez voir ? Oui c’est vrai ?

Je vous aurai prévenu, c’est du grand art…

Vous allez avoir un mal fou à refaire ça chez vous, si si je vous jure vous allez baver et m’en vouloir à mort…

Bon j’y vais (restez cramponné à votre chaise il y a non pas un, mais deux desserts….)

1er dessert…

carpaccio-de-mangue

Carpaccio de mangue avec sorbet mangue… comme chez tante Louisette  (notez le décor de l’assiette, on s’y croirait)

2ème dessert…

creme-brulee

La crème brûlée ! Mais pas « à » un truc commun ! Nan nan nan ! A la vanille s’il vous plait ! Comme chez mamie Rosa !

Là nous sommes finalement hilares. Nous mangeons un peu du carpaccio, goutons timidement à la crème brûlée.

***

Voilà nous avions pris une bouteille d’eau et ce menu nous a couté la bagatelle de 270 euros.

Voilà si vous aussi vous avez été chez Bruneau racontez moi !

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Chez Bruneau

Avenue Broustin 73-75
1083 BRUXELLES ( GANSHOREN )

Tél: 02.421-70-70 Fax: 02.425.97.26

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