Le paradis existe… Si, si, j’en reviens !

Hello les z’ami(e)s,

Période estivale oblige, ajoutée à un déménagement et à un mariage, je suis quelque peu éloignée de mon blog. C’est pour mieux y revenir comme aujourd’hui.

Je reviens de l’Aude, plus précisément de Quillan et plus précisément encore de Saint Ferriol. Les autochtones, connaîtront peut être, (quoique que), ce village de quelques âmes en territoire cathare perché sur sa colline. Les autres pourront y aller pour une promenade bucolique aux portes d’un château d’un autre temps. Enfin, ceux qui veulent découvrir un endroit comme nulle part ailleurs, un endroit transmis de bouche de druide à oreille de gourmand épicurien, ceux là iront à Saint-Ferriol pour aller dans un endroit caché dans la montagne, au bout d’un chemin de terre, où surpriiiiiise… Ils trouveront ça :

 

J’espère avoir éveillé votre curiosité et vous avoir donné envie de lire la suite de ce billet qui va être du genre XXL. Car j’ai une histoire à vous conter. L’histoire d’un succès annoncé…

 

Il était une fois, deux frères. Deux célibataires endurcis ayant côte à côte atteint les 4 décennies de vie commune. 2 baroudeurs, qui sac à dos et carte en main, parcouraient le monde après avoir trimer quelques mois à bord de leur camion. Et chaque année, bis répétita, à bord de leur camion ou avec leurs sacs à dos, ces deux fous, engrangeaient des rencontres, des rêves, des savoirs, une vision de la vie juste et sans soucis.

Ces deux grands bargeots se sont mis en tête dans la forêt de leur village natal de créer un lac. Et tant qu’à y être, d’en faire un endroit où les gens viendraient casser la croûte, au bord du lac, à l’abri du bruit, des regards, du stress et même du téléphone (le réseau a du mal tout là haut, aux portes du paradis !). Bref ces deux là, ont bossés. Nous avons vu année après année ce projet prendre forme. Toujours plus impressionnés à chacune de nos visites de leur constance et de leur travail époustouflant. Avec peu de moyens mais une vraie passion, un objectif commun et une flamme inaliénable, cette année, ils ont ouvert ce snack pas comme les autres.
Le bouche à oreille les conduit en quelque semaines à devenir un endroit couru pour les initiés de la région. Les gens affluent par curiosité, reviennent par goût et en parlent par passion.

J’ai eu la chance de passer deux jours exceptionnels là bas. Nous sommes arrivés un brin anxieux, crainte que leurs espoirs ne soient pas récompensés à la hauteur de leur travail. Et là, nous avons été bluffé. En guise de snack, on est plus proche du p’tit restau généreux où on ne prend pas les clients pour des moutons, des numéros ou que sais-je encore. Ici on serre la main aux arrivants comme s’ils étaient attendus depuis toujours, on s’embrasse, la cuisine grande ouverte sur la nature peut tout montrer. C’est frais, c’est redoutablement propre, c’est home made. Du pâté de tête maison, en passant par les pizzas cuites dans le four à bois que les deux gars ont créé de toutes pièces, des assiettes XXL pour des prix absolument indécemment bas… Du petit toast pour accompagner l’apéro inévitable (genre 1,5€ le jus de fruits !), en passant par le poulet bicyclette, un poème à lui tout seul, pour finir sur la tatin ou le tiramissu de Marie, la frangine venue prêtée main forte, tout donne envie de s’arrêter, de rester là bas pour l’éternité.

Alors petits veinards, si vous êtes du coin ou de passage dans l’Aude, allez en haut du chemin de ma part, allez voir Jean-François, Jean-Sébastien, Marie et peut être Pierrot le béninois s’il est encore là. Nul doute que son rire vous emportera avec lui, le temps d’un aller simple au paradis…

 



Réservation archi conseillée 😉 Itinéraire et plan d’accès sur leur site ici

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